Histoire du Mao : Différence entre versions

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==Évènements de mai 1968==
 
==Évènements de mai 1968==
 
Les évènements de mai 1968 ont pour origine deux faits importants: le projet de réforme du système universitaire du pays devenu obsolète et l'annonce du premier "Plan Acier" prononcé par la gouvernement, et visant à fermer progressivement les mines de fer et de charbon mayennes. Commençons par la réforme du système universitaire. Cette réforme, prévue pour la rentrée 1969 a été proposée par la gouvernement en avril 1968, un mois avant le début des manifestations. De vifs débats à l'assemblée ont eu lieu, pour faire passer ou non ce projet de loi. C'est finalement le 14 mai 1968 qu'est voté le projet, à 231 voix pour; 25 contre; 14 blanches.<br />  
 
Les évènements de mai 1968 ont pour origine deux faits importants: le projet de réforme du système universitaire du pays devenu obsolète et l'annonce du premier "Plan Acier" prononcé par la gouvernement, et visant à fermer progressivement les mines de fer et de charbon mayennes. Commençons par la réforme du système universitaire. Cette réforme, prévue pour la rentrée 1969 a été proposée par la gouvernement en avril 1968, un mois avant le début des manifestations. De vifs débats à l'assemblée ont eu lieu, pour faire passer ou non ce projet de loi. C'est finalement le 14 mai 1968 qu'est voté le projet, à 231 voix pour; 25 contre; 14 blanches.<br />  
 
 
Le "Plan Acier" quant à lui a été annoncé par la gouvernement au mois de février 1968. Ce plan visait à supprimer près de 15.000 emplois dans un premier temps puis 10.000 dans un second temps dans les mines de fer et de charbon mayennes. Ces suppressions de postes étaient prévues pour juillet 1968 puis janvier 1969.<br />
 
Le "Plan Acier" quant à lui a été annoncé par la gouvernement au mois de février 1968. Ce plan visait à supprimer près de 15.000 emplois dans un premier temps puis 10.000 dans un second temps dans les mines de fer et de charbon mayennes. Ces suppressions de postes étaient prévues pour juillet 1968 puis janvier 1969.<br />
 
 
Face à cela, les syndicats manifestaient déjà depuis le mois de février... puis au mois de mai, les étudiants et les syndicats s'allient: nous sommes le 20 mai 1968.<br />  
 
Face à cela, les syndicats manifestaient déjà depuis le mois de février... puis au mois de mai, les étudiants et les syndicats s'allient: nous sommes le 20 mai 1968.<br />  
 
 
Mais faisons un petit saut en arrière et revenons au 15 mai 1968, au lendemain du vote de la loi pour la réforme du système universitaire mayen. Les étudiants, pour montrer leur mécontentement, descendent dans la rue manifester, ils ne sont que 2.500 pour l'instant. Le 20 mai 1968, pour se soutenir mutuellement dans leur lutte, les syndicats ouvriers, dont les Forces Ouvrières Communistes (FOC), s'allient aux étudiants. Le 20 mai au soir, les FOC appellent à la grève générale.<br />  
 
Mais faisons un petit saut en arrière et revenons au 15 mai 1968, au lendemain du vote de la loi pour la réforme du système universitaire mayen. Les étudiants, pour montrer leur mécontentement, descendent dans la rue manifester, ils ne sont que 2.500 pour l'instant. Le 20 mai 1968, pour se soutenir mutuellement dans leur lutte, les syndicats ouvriers, dont les Forces Ouvrières Communistes (FOC), s'allient aux étudiants. Le 20 mai au soir, les FOC appellent à la grève générale.<br />  
 
 
Le 21 mai, les ouvriers manifestent de leur côté: il y a près de 150.000 participants. Le lendemain, c'est au tour des étudiants de manifester, mais cette manifestation se fera dans le sang. Les étudiants, environ une heure après le début de la manifestation, commencent à jeter des pavés sur les policiers; ceux-ci répliquent à balle réelles. Il y aura 13 morts et 42 blessés dont 12 graves du côté des étudiants, et on déplorera 1 mort et une dizaine de blessés du côté des forces de l'ordre. Le Parti Communiste Mayen (PCM) s'allie aux étudiants et aux ouvriers et les soutiennent. Ceux-ci dénoncent l'oppression du pouvoir sur le peuple et demande l'ouverture d'une enquête pour savoir pourquoi les policiers ont tiré à balles réelles, alors que les étudiants n'étaient pas armés (l'enquête ne sera jamais ouverte et l'affaire sera classée).<br />  
 
Le 21 mai, les ouvriers manifestent de leur côté: il y a près de 150.000 participants. Le lendemain, c'est au tour des étudiants de manifester, mais cette manifestation se fera dans le sang. Les étudiants, environ une heure après le début de la manifestation, commencent à jeter des pavés sur les policiers; ceux-ci répliquent à balle réelles. Il y aura 13 morts et 42 blessés dont 12 graves du côté des étudiants, et on déplorera 1 mort et une dizaine de blessés du côté des forces de l'ordre. Le Parti Communiste Mayen (PCM) s'allie aux étudiants et aux ouvriers et les soutiennent. Ceux-ci dénoncent l'oppression du pouvoir sur le peuple et demande l'ouverture d'une enquête pour savoir pourquoi les policiers ont tiré à balles réelles, alors que les étudiants n'étaient pas armés (l'enquête ne sera jamais ouverte et l'affaire sera classée).<br />  
 
 
Nous sommes le 22 mai; les patrons commencent à s'inquiéter de ces mouvements de révolte assez violents. Le Syndicat National du Patronnant (SNP) demande une réunion d'urgence le soir-même à 20h au siège su syndicat. La bâtiment est entouré de policiers pour éviter l'intrusion de manifestants et assurer le bon déroulement de la réunion. Mais à 22 heures environ, un groupe d'une dizaine d'ouvriers FOC arrivent à pénétrer dans le bâtiment et prennent en otage les participants de la réunion. La police est immédiatement prévenue; les négociations commencent. Après 5 heures de négociations, la police décide d'appeler les renforts de l'armée, pour une possible intervention. À 4 heures 07 minutes, l'armée intervient et arrêtent violemment le groupe d'ouvriers.<br />  
 
Nous sommes le 22 mai; les patrons commencent à s'inquiéter de ces mouvements de révolte assez violents. Le Syndicat National du Patronnant (SNP) demande une réunion d'urgence le soir-même à 20h au siège su syndicat. La bâtiment est entouré de policiers pour éviter l'intrusion de manifestants et assurer le bon déroulement de la réunion. Mais à 22 heures environ, un groupe d'une dizaine d'ouvriers FOC arrivent à pénétrer dans le bâtiment et prennent en otage les participants de la réunion. La police est immédiatement prévenue; les négociations commencent. Après 5 heures de négociations, la police décide d'appeler les renforts de l'armée, pour une possible intervention. À 4 heures 07 minutes, l'armée intervient et arrêtent violemment le groupe d'ouvriers.<br />  
 
 
Au matin, les ouvriers apprennent la nouvelle et sont sous le choc. Certains décident de reprendre le travail, épuisés par des mois et des mois de lutte, pour au final ne rien obtenir; mais d'autres ouvriers continuent à bloquer les entrées des usines et des mines, notamment à Lankech. L'après-midi du 23 mai est marquée par une réunion des syndicats ouvriers pendant laquelle de violents débats auront lieu. La sujet de cette réunion concerne la poursuite ou non de la lutte. Finalement, la poursuite des protestations est votées à la quasi unanimité. Une manifestation est organisée pour le surlendemain, et pour la première fois avec les étudiants.<br />
 
Au matin, les ouvriers apprennent la nouvelle et sont sous le choc. Certains décident de reprendre le travail, épuisés par des mois et des mois de lutte, pour au final ne rien obtenir; mais d'autres ouvriers continuent à bloquer les entrées des usines et des mines, notamment à Lankech. L'après-midi du 23 mai est marquée par une réunion des syndicats ouvriers pendant laquelle de violents débats auront lieu. La sujet de cette réunion concerne la poursuite ou non de la lutte. Finalement, la poursuite des protestations est votées à la quasi unanimité. Une manifestation est organisée pour le surlendemain, et pour la première fois avec les étudiants.<br />
 
+
Nous sommes le 25 mai. Comme prévue, l'après-midi, étudiants et ouvriers manifestent: près de 400.000 participants. Mais une surprise de taille les attend: contre toute attente, la population, au courant des évènements du 22 mai concernant les tirs à balles réelles sur les étudiants et la prise d'otage des patrons, s'allie aux grévistes, de plus en plus nombreux. En plus de ça, l'appel à la grève générale des fonctionnaire a été entendu, et ceux-ci s'allient aussi à la manifestation. Au total, ce sont près de 800.000 personnes qui défilent dans la rue. Les forces de l'ordre ne sont pas assez nombreuses pour contenir une telle foule et décident pour les disperser rapidement, de tirer dans le tas. Bilan: 153 morts et plus de 570 blessés.<br />
''To be continued...''
+
Le 26 mai, la population, excédée par le comportement des policiers, marchent sur le parlement: il y aura 1.500.000 participants. Pour ce rassemblement, le gouvernement a donné l'ordre aux policiers de ne rien faire, même en cas de débordement. Le soir, le président de la république, Franz Gargelein fait une allocution télévisée, il démissionne. Devant cette démission, les communistes en profitent à nouveau pour critiquer la droite et le capitalisme et leur incapacité à résoudre les problèmes du pays. Les étudiants voient cette démission comme une véritable victoire de ce qu'on appellera plus tard "La bataille de mai" (Die Maisclacht). Le 27 mai, le gouvernement est destitué de ses fonctions (selon la constitution de la République du Mao). De nouvelles élections doivent être organisées.<br />
 +
Le 30 mai sont lancées les campagnes des candidats. Comme une évidence, le PCM se présente. Le 6 juin, il est élu dès le premier tour avec près de 73.6% des voix contre 12% pour le candidat de droite, Ralf Treitner. Le nouveau président est communiste, il s'appelle Thomas Frankenbauer; une nouvelle ère commence pour le Mao.

Version du 17 avril 2011 à 14:32

Évènements de mai 1968

Les évènements de mai 1968 ont pour origine deux faits importants: le projet de réforme du système universitaire du pays devenu obsolète et l'annonce du premier "Plan Acier" prononcé par la gouvernement, et visant à fermer progressivement les mines de fer et de charbon mayennes. Commençons par la réforme du système universitaire. Cette réforme, prévue pour la rentrée 1969 a été proposée par la gouvernement en avril 1968, un mois avant le début des manifestations. De vifs débats à l'assemblée ont eu lieu, pour faire passer ou non ce projet de loi. C'est finalement le 14 mai 1968 qu'est voté le projet, à 231 voix pour; 25 contre; 14 blanches.
Le "Plan Acier" quant à lui a été annoncé par la gouvernement au mois de février 1968. Ce plan visait à supprimer près de 15.000 emplois dans un premier temps puis 10.000 dans un second temps dans les mines de fer et de charbon mayennes. Ces suppressions de postes étaient prévues pour juillet 1968 puis janvier 1969.
Face à cela, les syndicats manifestaient déjà depuis le mois de février... puis au mois de mai, les étudiants et les syndicats s'allient: nous sommes le 20 mai 1968.
Mais faisons un petit saut en arrière et revenons au 15 mai 1968, au lendemain du vote de la loi pour la réforme du système universitaire mayen. Les étudiants, pour montrer leur mécontentement, descendent dans la rue manifester, ils ne sont que 2.500 pour l'instant. Le 20 mai 1968, pour se soutenir mutuellement dans leur lutte, les syndicats ouvriers, dont les Forces Ouvrières Communistes (FOC), s'allient aux étudiants. Le 20 mai au soir, les FOC appellent à la grève générale.
Le 21 mai, les ouvriers manifestent de leur côté: il y a près de 150.000 participants. Le lendemain, c'est au tour des étudiants de manifester, mais cette manifestation se fera dans le sang. Les étudiants, environ une heure après le début de la manifestation, commencent à jeter des pavés sur les policiers; ceux-ci répliquent à balle réelles. Il y aura 13 morts et 42 blessés dont 12 graves du côté des étudiants, et on déplorera 1 mort et une dizaine de blessés du côté des forces de l'ordre. Le Parti Communiste Mayen (PCM) s'allie aux étudiants et aux ouvriers et les soutiennent. Ceux-ci dénoncent l'oppression du pouvoir sur le peuple et demande l'ouverture d'une enquête pour savoir pourquoi les policiers ont tiré à balles réelles, alors que les étudiants n'étaient pas armés (l'enquête ne sera jamais ouverte et l'affaire sera classée).
Nous sommes le 22 mai; les patrons commencent à s'inquiéter de ces mouvements de révolte assez violents. Le Syndicat National du Patronnant (SNP) demande une réunion d'urgence le soir-même à 20h au siège su syndicat. La bâtiment est entouré de policiers pour éviter l'intrusion de manifestants et assurer le bon déroulement de la réunion. Mais à 22 heures environ, un groupe d'une dizaine d'ouvriers FOC arrivent à pénétrer dans le bâtiment et prennent en otage les participants de la réunion. La police est immédiatement prévenue; les négociations commencent. Après 5 heures de négociations, la police décide d'appeler les renforts de l'armée, pour une possible intervention. À 4 heures 07 minutes, l'armée intervient et arrêtent violemment le groupe d'ouvriers.
Au matin, les ouvriers apprennent la nouvelle et sont sous le choc. Certains décident de reprendre le travail, épuisés par des mois et des mois de lutte, pour au final ne rien obtenir; mais d'autres ouvriers continuent à bloquer les entrées des usines et des mines, notamment à Lankech. L'après-midi du 23 mai est marquée par une réunion des syndicats ouvriers pendant laquelle de violents débats auront lieu. La sujet de cette réunion concerne la poursuite ou non de la lutte. Finalement, la poursuite des protestations est votées à la quasi unanimité. Une manifestation est organisée pour le surlendemain, et pour la première fois avec les étudiants.
Nous sommes le 25 mai. Comme prévue, l'après-midi, étudiants et ouvriers manifestent: près de 400.000 participants. Mais une surprise de taille les attend: contre toute attente, la population, au courant des évènements du 22 mai concernant les tirs à balles réelles sur les étudiants et la prise d'otage des patrons, s'allie aux grévistes, de plus en plus nombreux. En plus de ça, l'appel à la grève générale des fonctionnaire a été entendu, et ceux-ci s'allient aussi à la manifestation. Au total, ce sont près de 800.000 personnes qui défilent dans la rue. Les forces de l'ordre ne sont pas assez nombreuses pour contenir une telle foule et décident pour les disperser rapidement, de tirer dans le tas. Bilan: 153 morts et plus de 570 blessés.
Le 26 mai, la population, excédée par le comportement des policiers, marchent sur le parlement: il y aura 1.500.000 participants. Pour ce rassemblement, le gouvernement a donné l'ordre aux policiers de ne rien faire, même en cas de débordement. Le soir, le président de la république, Franz Gargelein fait une allocution télévisée, il démissionne. Devant cette démission, les communistes en profitent à nouveau pour critiquer la droite et le capitalisme et leur incapacité à résoudre les problèmes du pays. Les étudiants voient cette démission comme une véritable victoire de ce qu'on appellera plus tard "La bataille de mai" (Die Maisclacht). Le 27 mai, le gouvernement est destitué de ses fonctions (selon la constitution de la République du Mao). De nouvelles élections doivent être organisées.
Le 30 mai sont lancées les campagnes des candidats. Comme une évidence, le PCM se présente. Le 6 juin, il est élu dès le premier tour avec près de 73.6% des voix contre 12% pour le candidat de droite, Ralf Treitner. Le nouveau président est communiste, il s'appelle Thomas Frankenbauer; une nouvelle ère commence pour le Mao.